59 liens privés
NVIDIA executives allegedly authorized the use of millions of pirated books from Anna's Archive to fuel its AI training.
La façon dont on parle des initiatives écologiques menées sur le territoire français depuis 1980 raconte beaucoup de choses sur les imaginaires de la transition. Dans une étude publiée par l’Agence de la transition écologique, l’Ademe, en 2025, nous montrons, avec l’appui de la linguistique, comment certains narratifs peuvent devenir de véritables leviers d’action concrète.
Cette cartographie recense les liens entre plus de 140 acteurs qui diffusent en France des discours contraires au consensus scientifique sur le changement climatique.
Le déni climatique, ou climato-dénialisme, plus connu sous le terme de climatoscepticisme, consiste à nier le consensus scientifique sur le changement climatique. Il recouvre plusieurs nuances :
* la contestation de l’existence du changement climatique ;
* la contestation de l’origine anthropique (humaine) du changement climatique ;
- la négation ou la minimisation des impacts et conséquences du changement climatique ;
- la diffusion de fausses informations ou d’arguments trompeurs pour disqualifier les mesures d’atténuation du changement climatique ;
- et enfin les discours de disqualification des sciences du climat, du GIEC et plus largement du mouvement climat.
C’est un peu technique, mais il faut comprendre que les créations typographiques répondent presque toujours à un défi technique, au delà de leur esthétique. C’était déjà le cas de Times New Roman, nous y reviendrons.
Timesgate ? Le 9 décembre 2025, le New York Times publie un article2 suite à une note du département d’État dirigé par Marco Rubio (équivalent de notre ministre des affaires étrangères) que les journalistes se sont procurés et commentent (sans la publier cependant, mais le blogueur John Gruber a retrouvé la source originale et l’a publiée le 10 décembre3). Dans cette note, intitulée « Retour à la tradition : Times New Roman 14 pt exigée pour tous les articles du ministère », le département revient sur l’usage du Calibri comme caractère officiel depuis la décision d’Anthony Blinken, précédent ministre de Joe Biden, en 2023.
On a pu penser les librairies menacées de disparition par l’efficacité des algorithmes de recommandation et des plateformes de vente en ligne. Leur rôle semble pourtant réaffirmé en ce début de XXIe siècle : valorisées dans les médias, plébiscitées par leur clientèle, soutenues par les pouvoirs publics, portées par de nouveaux profils de libraires, elles bénéficient d’un statut particulier parmi les commerces culturels. Leur réussite tient au fait qu’elles ont misé sur le conseil et la singularité de l’expérience en magasin. Elles ont su mettre en avant une identité « indépendante » qui, malgré le flou qui l’entoure, constitue une ressource précieuse pour se différencier dans le domaine culturel. Les librairies représentent ainsi bien plus que des lieux où acheter et découvrir des livres : leur succès participe de la montée en puissance de modes de consommation alternatifs, plus « authentiques » et incarnés. Le livre s’appuie sur une enquête menée en France, pays de « l’exception culturelle », et en Grande-Bretagne, l’un des marchés du livre les plus dérégulés au monde, et mobilise un vaste matériel empirique (entretiens, observations, corpus médiatique). Il met en valeur des traits communs à l’évolution du commerce du livre des deux côtés de la Manche et permet de comprendre pourquoi les librairies continuent d’incarner un modèle désirable d’accès aux ouvrages à l’heure du « tout numérique ».
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