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En 2025, Olivier Bessard-Banquy publie, chez Actes Sud, Éloge de la petite édition littéraire. L’ouvrage vise à répondre à plusieurs questions : « Que sont les productions de ces petites maisons supplétives qui ont fait plus et mieux que d’enrichir aux marges les catalogues de l’édition française? Comment ont-elles réussi là où d’autres n’ont pas su faire? Comment comprendre leur histoire? Qui sont-elles aujourd’hui et quelles sont leurs méthodes ou leurs modes de fonctionnement qui leur ont permis de survivre et de récolter des succès?[1] »
Bref, s’il n’y a plus de ventes, s’il n’y a plus de marché, si réellement on ne veut plus nous lire, une maison d’édition ne peut continuer. Jusqu’à la dernière seconde nous nous accrochions encore à quelques espoirs et nous nous battîmes, pour au moins ne pas trop léser nos souscripteurs, tenir encore pour tout envoyer… Ce fut dur, un vrai cauchemar, et puis le dernier bilan est tombé comme un couperet.
à détailler
Je dirai d’abord que le fait que l’indépendance soit un récit n’est pas forcément à déplorer, même si les épopées peuvent être pompeuses et les constructions marketing obscènes.