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Après de longs mois de polémique, le nouvel album de "Gaston Lagaffe" sort en librairie mercredi. Franquin, le créateur, ne souhaitait pas que son personnage lui survive et c'est pourtant ce qui arrive avec cet album signé Delaf.
Le responsable de la programmation culturelle à la Cité de la BD d'Angoulême, Mathieu Charrier, trouve ce débat un peu absurde aujourd'hui. "Quand on voit la manière dont les comics américains sont repris par une multitude de créateurs et parfois pour des reprises fantastiques, je pense à Batman par exemple ou quand on voit qu'au Japon, les mangas sont écrits par toute une flopée de ce qu'on appelle les assistants qui dessinent, on se dit que là, c'est quand même une position très franco-belge. Se dire que quelqu'un va adopter votre enfant à votre décès, ça vous fait mal au cœur. Mais in fine, il faut se dire aussi que votre enfant va continuer à vivre. Ce qui me semble très important, c'est qu'il ne faut pas en faire n'importe quoi", explique-t-il.
"un descendant de Bizet (s’il en existe encore qui puisse être identifié) pourrait donc saisir la justice pour faire valoir que cette modification constitue une « dénaturation de l’oeuvre » et demander à ce que les représentations soient interrompues.
Vous allez voir que cette hypothèse n’est pas complètement fantasmatique, au vu des précédents que l’on peut relever en justice, même si la jurisprudence de la Cour de Cassation insiste aussi la nécessité de respecter un « juste équilibre » entre le droit moral et la liberté d’expression."