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Comme quoi on peut tempêter depuis des années à l'encontre de la diffusion illégale sur les réseaux (sans aucune conséquence pour le marché du livre) et lui trouver quelques vertus quand il s'agit d'une interdiction sur certains territoires. "Lire autrement" en effet, pas seulement en version Pléiade, c'est le cas de centaines de milliers de lecteurs qui ne peuvent tout simplement pas accéder aux livres imprimés, interdits ou pas dans leurs pays. Un éclairage qui donne une certaine résonance pour les francophones dans le monde entier.
"FeniXX est une bonne œuvre qui numérise les livres disparus du marché et qui mériteraient de nouveaux lecteurs, et vend l'e-book à un prix raisonnable. (...) Les textes donnent un livre de texte qui rentre dans toutes les machines Kindle, et les images un livre d'images qui ne rentre que dans les tablettes en couleurs, c'est logique. Mais cette fois les 600 pages d'un roman Gallimard deviennent 600 images, qui ne rentrent pas dans mon Kindle Oasis, c'est la première fois que je serai obligé de lire un roman sur ma tablette Androïd. Peut-être le bas de plafond qui a dirigé ce travail a jugé que les taches et les plis de l'original papier méritaient d'être contemplés par le lecteur d'aujourd'hui, comme si c'étaient des photos de David Hamilton. C'est 250 fois plus encombrant que le texte et ça n'apporte rien. A l'intention de FeniXX : l'outil qui permettrait de faire comme il faut s'appelle OCR."
"Il y a quelques mois au tribunal de Nanterre on jugeait une petite équipe hétéroclite, il y avait même une dame d’un certain âge, paraît-il… Alors, un vol à la roulotte d’envergure? Bien pire! Leur crime? Avoir fait vaciller le marché du livre, mis en danger l’édition française toute entière, vous pensez, rien que cela…"
"Interdite par l'éditeur dans sa version gratuite, ignorée par l'éditeur dans sa version pillée et payante dans toutes les librairies. Cherchez l'erreur..."
Voir premier encadré sur histoire de la PI aux USA
La « Kopimashin » de Peter Sunde copie de manière infinie un seul et même morceau. Le but de la manœuvre : démontrer l’absurdité de l’industrie musicale.