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Est-ce qu’un tel phénomène pourrait se produire dans les maisons d’édition universitaires ?
Je ne pense pas. Les presses universitaires françaises sont très faibles, contrairement à celles des États-Unis ou du Royaume-Uni. Évidemment, il y en a quelques unes qui sont vraiment excellentes comme par exemple les presses universitaires de Rennes, qui regroupe une douzaine de presses universitaires de l’Ouest de la France. On peut également penser aux Presses universitaires françaises (PUF) qui étaient une maison très importante : elles ne le sont plus aujourd’hui, même si elles continuent de faire un très bon travail. Mais en France, la plupart des universitaires signent avec des maisons d’édition généralistes. Il n’en est pas moins que ces maisons d’édition universitaires sont de toute façon complètement protégées, puisque les universités qui les ont créées en possèdent l’intégralité du capital. Donc de ce point de vue, il n’y a aucun problème : ce sont les universitaires qui décident de tout en leur sein.
« Le livre a toujours été un pôle de résistance »
Le mouvement de science ouverte a-t-il modifié la place du livre dans le milieu académique ?
Le livre et la science ouverte ne sont pas du tout incompatibles. J’y vois plutôt une complémentarité. Dans l’hypothèse où les auteurs récupéreraient leurs droits mais ne retrouveraient pas d’éditeur, ils pourraient immédiatement mettre sur une structure comme HAL les livres. Robert Darnton, historien américain, qui a été le père de tout ce mouvement d’open access, avait fait voter un texte en ce sens par le conseil d’administration d’Harvard lorsqu’il était directeur des bibliothèques : toutes les publications des auteurs devaient être mises en open access, sauf si l’auteur demandait le contraire dans l’objectif de publier son livre ailleurs. C’était une excellente mesure.
En 2025, Olivier Bessard-Banquy publie, chez Actes Sud, Éloge de la petite édition littéraire. L’ouvrage vise à répondre à plusieurs questions : « Que sont les productions de ces petites maisons supplétives qui ont fait plus et mieux que d’enrichir aux marges les catalogues de l’édition française? Comment ont-elles réussi là où d’autres n’ont pas su faire? Comment comprendre leur histoire? Qui sont-elles aujourd’hui et quelles sont leurs méthodes ou leurs modes de fonctionnement qui leur ont permis de survivre et de récolter des succès?[1] »
Cette page présente les ressources numérisées au sujet de la typographie, des grands noms de la discipline aux caractères les plus connus, en passant par les revues spécialisées.
Leur réussite tient au fait qu’elles ont misé sur le conseil et la singularité de l’expérience en magasin. Elles ont su mettre en avant une identité « indépendante » qui, malgré le flou qui l’entoure, constitue une ressource précieuse pour se différencier dans le domaine culturel. Les librairies représentent ainsi bien plus que des lieux où acheter et découvrir des livres : leur succès participe de la montée en puissance de modes de consommation alternatifs, plus « authentiques » et incarnés.
Le livre s’appuie sur une enquête menée en France, pays de « l’exception culturelle », et en Grande-Bretagne, l’un des marchés du livre les plus dérégulés au monde, et mobilise un vaste matériel empirique (entretiens, observations, corpus médiatique). Il met en valeur des traits communs à l’évolution du commerce du livre des deux côtés de la Manche et permet de comprendre pourquoi les librairies continuent d’incarner un modèle désirable d’accès aux ouvrages à l’heure du « tout numérique ».
Bien plus qu’un ebook, le livre peut être un support écologiquement vertueux. Mais depuis vingt ans, l’objet livre et ses usages se sont industrialisés et mondialisés – concentration du monde de l’édition, délocalisation des impressions, essor du numérique… Cet objet manufacturé séculaire se retrouve aujourd’hui pris en tenaille entre des logiques artisanales et industrielles.
fondateur du festival de Carhaix...
Ce billet explique avec différents arguments qu’il n’y a que deux grandes familles de balisage, TeX et SGML (et donc par extension XML), et que toutes les autres tentatives ne sont pas des langages de balisage corrects ou adaptés.
une typo = un usage, ici d'ôter des ambigüités de lettres, certes de façon grossière (les els)
yet it is housed in a church and run by librarians.