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On a pu penser les librairies menacées de disparition par l’efficacité des algorithmes de recommandation et des plateformes de vente en ligne. Leur rôle semble pourtant réaffirmé en ce début de XXIe siècle : valorisées dans les médias, plébiscitées par leur clientèle, soutenues par les pouvoirs publics, portées par de nouveaux profils de libraires, elles bénéficient d’un statut particulier parmi les commerces culturels. Leur réussite tient au fait qu’elles ont misé sur le conseil et la singularité de l’expérience en magasin. Elles ont su mettre en avant une identité « indépendante » qui, malgré le flou qui l’entoure, constitue une ressource précieuse pour se différencier dans le domaine culturel. Les librairies représentent ainsi bien plus que des lieux où acheter et découvrir des livres : leur succès participe de la montée en puissance de modes de consommation alternatifs, plus « authentiques » et incarnés. Le livre s’appuie sur une enquête menée en France, pays de « l’exception culturelle », et en Grande-Bretagne, l’un des marchés du livre les plus dérégulés au monde, et mobilise un vaste matériel empirique (entretiens, observations, corpus médiatique). Il met en valeur des traits communs à l’évolution du commerce du livre des deux côtés de la Manche et permet de comprendre pourquoi les librairies continuent d’incarner un modèle désirable d’accès aux ouvrages à l’heure du « tout numérique ».
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Et si le copier-coller était bien plus qu’une simple fonction technique ? Et si, dans le monde numérique, il incarnait un tournant décisif dans l’écriture, à l’instar de la photographie dans le domaine de l’image ? Dans cet ouvrage original, première monographie dédiée à ce geste fondamental, l’auteur explore l’archéologie des médias du copier-coller et interroge son impact sur l’écriture et la société numérique. En croisant les études médiatiques, l’anthropologie de l’écriture et la littérature, l’auteur propose une analyse rigoureuse du copier-coller comme pratique qui transforme nos rapports à la création, à l’autorité intellectuelle et à la circulation des idées. Ce geste, loin de se réduire à un simple outil, révèle des dynamiques profondes qui façonnent aujourd’hui nos modes de production et de pensée. Ce livre offre une clé de compréhension pour aborder plus globalement les enjeux contemporains du rapport à l’écriture, en particulier liés à l’intelligence artificielle. Il ouvre un espace pour repenser les frontières entre l’auteur humain et les machines, et questionner ce que ces évolutions disent de notre manière d’écrire et de penser dans le monde numérique.
Guide sur la culture numérique, pour développer ou renforcer sa « culture numérique », comprendre par là sa culture générale en matière de « numérique ». Ressource créée par Louis Derrac
La journaliste et chercheuse Sophia Goodfriend qualifie toute cette affaire de « rafle de l’IA » et observe avec perspicacité : « Là où l’IA échoue techniquement, elle tient ses promesses idéologiques ».
Pour reprendre les termes du cybernéticien Stafford Beer, « il est inutile de prétendre que la finalité d’un système est de faire ce qu’il échoue constamment à faire ». « Le but d’un système est ce qu’il fait », disait-il. Et se concentrer principalement sur ce que le système ne peut pas réellement faire (comme le fait le battage médiatique) risque de détourner l’attention de ce qu’il fait réellement.
Des logiciels comme DeepL ou ChatGPT sont désormais capables de passer un texte simple d'une langue à une autre, ou à tout le moins de prémâcher ce travail. Une technologie qui menace directement une profession déjà précaire.
L’écologie du livre est une invitation à penser l’ensemble des acteur·ices du livre et de la lecture et leurs interactions comme formant un écosystème : un milieu de vie, tissé et soutenu par un réseau d’interdépendances.
Pour une plaque standard de 0,3 mm, l'empreinte carbone est estimée à 7,66 kg de CO2 équivalent (kg CO2e) par mmètre carré. Elle va de 5,01 kg CO2e pour une plaque de 0,15 mm d'épaisseur à 9,58 kg CO2e pour une plaque de 0,40 mm.
Près de 75 % de ces émissions proviennent de la production d'aluminium, un poste que le producteur ne peut pas maîtriser pas directement. Cependant, il souligne qu'il privilégie les fournisseurs certifiés par l'Aluminium Stewardship Initiative (ASI), qui impose des critères environnementaux et sociaux.
inattendu quant aux justifications...
Il y a une réelle distorsion de plus en plus criante
Certains y verront de la provocation en pleine rentrée littéraire ! Sylviane Sambor, une éditrice de Montmorillon, dans la Vienne, a décidé de promouvoir des ouvrages déjà parus depuis des années. C'est ce qu'on appelle les "slow books", qu'on peut traduire par livres durables. Sylviane Sambor est la directrice de "L'Escampette éditions" : "Je me suis dit que j'allais faire la promotion de vieux livres neufs, c'est-à-dire des ouvrages qui ont été imprimés il y a parfois 25 ou 30 ans dont j'ai des stocks et que j'ai toujours envie de porter vers des lecteurs et des lectrices."
Le 22 août prochain, Bradbury aurait fêté son anniversaire. En plus d’être un amoureux des livres (il faut l’être pour avoir écrit Fahrenheit 451), il était un éternel gamin et un optimiste invétéré. Même s’il a tiré sa révérence, nous ne passerons pas à côté de l’envie de lui souhaiter un joyeux anniversaire.
Alors pourquoi ne pas consacrer cette belle journée du 22 août à la lecture ?
Le Ray’s Day est une journée pour fêter la lecture, quel que soit le support : pas de gue-guerre papier vs numérique, ce qui compte, ce sont les histoires, leurs auteurs et les lecteurs. Tout le monde est invité.
< Bref, mobiliser le droit à la concurrence et à l’interopérabilité au plus tôt. Afin que défendre le web que nous voulons ne s’avère pas plus difficile demain qu’il n’était aujourd’hui.