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On a pu penser les librairies menacées de disparition par l’efficacité des algorithmes de recommandation et des plateformes de vente en ligne. Leur rôle semble pourtant réaffirmé en ce début de XXIe siècle : valorisées dans les médias, plébiscitées par leur clientèle, soutenues par les pouvoirs publics, portées par de nouveaux profils de libraires, elles bénéficient d’un statut particulier parmi les commerces culturels. Leur réussite tient au fait qu’elles ont misé sur le conseil et la singularité de l’expérience en magasin. Elles ont su mettre en avant une identité « indépendante » qui, malgré le flou qui l’entoure, constitue une ressource précieuse pour se différencier dans le domaine culturel. Les librairies représentent ainsi bien plus que des lieux où acheter et découvrir des livres : leur succès participe de la montée en puissance de modes de consommation alternatifs, plus « authentiques » et incarnés. Le livre s’appuie sur une enquête menée en France, pays de « l’exception culturelle », et en Grande-Bretagne, l’un des marchés du livre les plus dérégulés au monde, et mobilise un vaste matériel empirique (entretiens, observations, corpus médiatique). Il met en valeur des traits communs à l’évolution du commerce du livre des deux côtés de la Manche et permet de comprendre pourquoi les librairies continuent d’incarner un modèle désirable d’accès aux ouvrages à l’heure du « tout numérique ».
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Manifeste pour l’enseignement supérieur et l’éducation nationale
Et si le copier-coller était bien plus qu’une simple fonction technique ? Et si, dans le monde numérique, il incarnait un tournant décisif dans l’écriture, à l’instar de la photographie dans le domaine de l’image ? Dans cet ouvrage original, première monographie dédiée à ce geste fondamental, l’auteur explore l’archéologie des médias du copier-coller et interroge son impact sur l’écriture et la société numérique. En croisant les études médiatiques, l’anthropologie de l’écriture et la littérature, l’auteur propose une analyse rigoureuse du copier-coller comme pratique qui transforme nos rapports à la création, à l’autorité intellectuelle et à la circulation des idées. Ce geste, loin de se réduire à un simple outil, révèle des dynamiques profondes qui façonnent aujourd’hui nos modes de production et de pensée. Ce livre offre une clé de compréhension pour aborder plus globalement les enjeux contemporains du rapport à l’écriture, en particulier liés à l’intelligence artificielle. Il ouvre un espace pour repenser les frontières entre l’auteur humain et les machines, et questionner ce que ces évolutions disent de notre manière d’écrire et de penser dans le monde numérique.
Quimper, Ploërmel, Brest, Mauron, Josselin… Les signalements se multiplient en Bretagne. Des milliers d’habitants ont vu leurs données personnelles dérobées après une simple prise de rendez-vous en ligne pour refaire une pièce d’identité. L’ampleur de la fuite et ses conséquences pourraient être bien plus larges que prévu. On vous explique.
Les 10 questions à se poser pour mieux parler du handicap dans l’espace public
- Décrire ou caricaturer ? Faire preuve de délicatesse et éviter les jeux de mots, métaphores, images, comparaisons et clichés concernant les situations et les conditions des personnes (autisme, nanisme, schizophrénie, etc.).
- Nommer ou enfermer ? Ne pas réduire une personne à son « handicap » vu sous l’angle de la déficience, en la nommant par son handicap.
- « Victime », « héros », ou personne comme les autres ? Nommer les situations de handicap sans stigmatiser ou héroïser les personnes.
- Parler du handicap ou d’un environnement inaccessible ? Contextualiser les situations de handicap et montrer l’importance de l’environnement de vie des personnes.
- Qui pour parler du handicap ? Privilégier la prise de parole et l’expertise des personnes handicapées, sans les cantonner à une simple fonction de témoignage.
- Visibiliser ou invisibiliser le handicap ? Réfléchir, selon le contexte, à rendre visible ou non le handicap d’une personne.
- Témoin ou expert ? Donner la parole à des personnes handicapées sur d’autres sujets que le handicap.
- Quand parler du handicap ? Rendre ordinaires les personnes en situation de handicap en les évoquant sur des sujets qui n’en traitent pas a priori ou exclusivement.
- Réalisme ou sensationnalisme ? Sensibiliser au handicap sans faire de « handi-washing » ou utiliser le handicap comme un marronnier journalistique ou un titre accrocheur.
- Être arbitre ou complice ? Le rôle du journaliste ou de l’animateur d’une conférence est de conserver la neutralité et de rappeler les règles quand il y a un dérapage causé par une maladresse ou par une provocation volontaire.
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