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Est-ce qu’un tel phénomène pourrait se produire dans les maisons d’édition universitaires ?
Je ne pense pas. Les presses universitaires françaises sont très faibles, contrairement à celles des États-Unis ou du Royaume-Uni. Évidemment, il y en a quelques unes qui sont vraiment excellentes comme par exemple les presses universitaires de Rennes, qui regroupe une douzaine de presses universitaires de l’Ouest de la France. On peut également penser aux Presses universitaires françaises (PUF) qui étaient une maison très importante : elles ne le sont plus aujourd’hui, même si elles continuent de faire un très bon travail. Mais en France, la plupart des universitaires signent avec des maisons d’édition généralistes. Il n’en est pas moins que ces maisons d’édition universitaires sont de toute façon complètement protégées, puisque les universités qui les ont créées en possèdent l’intégralité du capital. Donc de ce point de vue, il n’y a aucun problème : ce sont les universitaires qui décident de tout en leur sein.
« Le livre a toujours été un pôle de résistance »
Le mouvement de science ouverte a-t-il modifié la place du livre dans le milieu académique ?
Le livre et la science ouverte ne sont pas du tout incompatibles. J’y vois plutôt une complémentarité. Dans l’hypothèse où les auteurs récupéreraient leurs droits mais ne retrouveraient pas d’éditeur, ils pourraient immédiatement mettre sur une structure comme HAL les livres. Robert Darnton, historien américain, qui a été le père de tout ce mouvement d’open access, avait fait voter un texte en ce sens par le conseil d’administration d’Harvard lorsqu’il était directeur des bibliothèques : toutes les publications des auteurs devaient être mises en open access, sauf si l’auteur demandait le contraire dans l’objectif de publier son livre ailleurs. C’était une excellente mesure.
En trois ans à peine, l’intelligence artificielle générative s’est imposée comme un outil incontournable dans les routines de recherche des étudiants, bousculant leur façon d’apprendre tout en remodelant aussi profondément leur rapport aux livres, même dans des filières comme les sciences humaines où ils ont longtemps eu une place centrale.
Manifeste pour l’enseignement supérieur et l’éducation nationale
L’inspirothèque de Limites Numériques est une bibliothèque d’idées, d’expérimentations et de projets inspirants pour penser un numérique plus écologique. Ce travail est alimenté au fur et à mesure par notre veille, nos réflexions, vos retours et vos contributions.
La journaliste et chercheuse Sophia Goodfriend qualifie toute cette affaire de « rafle de l’IA » et observe avec perspicacité : « Là où l’IA échoue techniquement, elle tient ses promesses idéologiques ».
Pour reprendre les termes du cybernéticien Stafford Beer, « il est inutile de prétendre que la finalité d’un système est de faire ce qu’il échoue constamment à faire ». « Le but d’un système est ce qu’il fait », disait-il. Et se concentrer principalement sur ce que le système ne peut pas réellement faire (comme le fait le battage médiatique) risque de détourner l’attention de ce qu’il fait réellement.
« L’Art est humain ! »
MANIFESTE POUR LA DÉFENSE DE LA CRÉATION AUTHENTIQUE
(par un développement raisonnable et raisonné de l’IA)
Les Living Books about History sont une nouvelle forme d'anthologies digitales. Ils présentent des essais courts sur des sujets de recherche actuels, complétés par une sélection raisonnée de contributions librement accessibles en ligne. En savoir plus
Nicolas proposa un scénario reposant sur une architecture technique adaptée aux habitudes du bulletin, allant de la conversion de fichiers Word et Latex à la publication Web et print en passant par la sélection et les corrections. Il opta pour un format lisible et convertible, facilitant ces aspects (Asciidoc). Et Yann se lança courageusement dans les premières expérimentations : trouver les briques logicielles pour compléter les savoir-faire déjà maîtrisés, et tester différentes possibilités de mise en pages adaptées à une revue (choix des caractères, lisibilité, identité).
The Content Blockchain Project was initiated in 2016 by a consortium of publishing, law and IT companies to research the possibilities of using blockchain technologies to advance the content and media ecosystem.
The Content Blockchain Project itself is run as an open non-profit initiative and is building foundational technologies for the media ecosystem. Our goal is to create a decentralized, global, digital infrastructure for the creative community to discover, register, navigate, offer, sell and license digital media content and otherwise exchange value over the network.
All project results and achievements are documented and available as open source code that can be used for any kind of commercial and non-commercial purposes. Thus by design, the Content Blockchain network is open for anyone to create and develop all kinds of new and innovative applications and tools that can connect to the distributed ledger.
The project is also open for contributions from interested parties.
Entre janvier et juin 2024, l’Association pour l’écologie du livre a proposé une recherche-action aux libraires de France et de Belgique : la Trêve des nouveautés. L’objectif en était de créer une respiration forte pour les librairies participantes, grâce à la mise à l’arrêt partielle ou totale des achats d’offices, et de proposer un espace de réflexion collective sur la dépendance de la librairie indépendante – et plus largement du secteur du livre – aux flux de nouveautés.
L'objectif de ce site est de partager des clés de compréhension sur ce qu'est l'IA aujourd'hui, des enjeux que ce domaine du numérique pose à nos sociétés et enfin des questions à se poser pour déterminer si tel outil est digne de notre confiance.
TEI Publisher is a community effort based on ideas and contributions by TEI enthusiasts all over the world, licensed under the GPLv3. Initially inspired by the vision behind the TEI Processing Model - work of the late Sebastian Rahtz and other members of the TEI Simple project of 2015 - it continues to evolve into what you can see today. This is only possible thanks to contributions of developers, users and institutions having concrete publication projects and willing to employ Open Source first approach so the whole community can reuse and benefit from their work.
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