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Users need context to understand what outputs are, how they relate to the research, and whether they are worth deeper attention. That makes narrative explanation, technical data, and structured metadata key supports for interpretation.
voir le «parasitisme» et la surveillance
Ce mini outil aide les personnes organisant des évènements (typiquement des congrès scientifiques) à comprendre et réduire leur impact environnemental. Entrez les détails de votre événement — repas servis et distances de voyage des personnes participantes — pour calculer l’empreinte carbone de votre évènement. Ce petit simulateur est mis à disposition dans l’espoir qu’il soit utile aux organisateur⋅ice⋅s de congrès souhaitant améliorer la responsabilité environnementale de leur événement.
Mais cette grille de lecture, les chercheurs de Plozévet l’avaient réservée à d’autres peuples que celui qu’ils avaient sous les yeux. Ils empruntaient à l’ethnologie coloniale son regard exotisant — l’isolat, le sauvage, l’archaïque — sans jamais lui emprunter sa lucidité critique sur les effets de la domination.
Et Pierre Jakez Hélias d’ajouter : « J’ai rencontré de prétendus ethnologues dont l’entreprise était vouée d’avance à l’échec du seul fait que tous leurs actes, toutes leurs paroles signifiaient clairement d’avance qu’ils se croyaient supérieurs aux populations qui faisaient l’objet de leur étude. C’est le contraire qui était vrai puisque ces populations étaient un problème pour eux qui n’en étaient pas un pour elles. À peine des objets de curiosité37. » Que dire de plus ?
Est-ce qu’un tel phénomène pourrait se produire dans les maisons d’édition universitaires ?
Je ne pense pas. Les presses universitaires françaises sont très faibles, contrairement à celles des États-Unis ou du Royaume-Uni. Évidemment, il y en a quelques unes qui sont vraiment excellentes comme par exemple les presses universitaires de Rennes, qui regroupe une douzaine de presses universitaires de l’Ouest de la France. On peut également penser aux Presses universitaires françaises (PUF) qui étaient une maison très importante : elles ne le sont plus aujourd’hui, même si elles continuent de faire un très bon travail. Mais en France, la plupart des universitaires signent avec des maisons d’édition généralistes. Il n’en est pas moins que ces maisons d’édition universitaires sont de toute façon complètement protégées, puisque les universités qui les ont créées en possèdent l’intégralité du capital. Donc de ce point de vue, il n’y a aucun problème : ce sont les universitaires qui décident de tout en leur sein.
« Le livre a toujours été un pôle de résistance »
Le mouvement de science ouverte a-t-il modifié la place du livre dans le milieu académique ?
Le livre et la science ouverte ne sont pas du tout incompatibles. J’y vois plutôt une complémentarité. Dans l’hypothèse où les auteurs récupéreraient leurs droits mais ne retrouveraient pas d’éditeur, ils pourraient immédiatement mettre sur une structure comme HAL les livres. Robert Darnton, historien américain, qui a été le père de tout ce mouvement d’open access, avait fait voter un texte en ce sens par le conseil d’administration d’Harvard lorsqu’il était directeur des bibliothèques : toutes les publications des auteurs devaient être mises en open access, sauf si l’auteur demandait le contraire dans l’objectif de publier son livre ailleurs. C’était une excellente mesure.
En trois ans à peine, l’intelligence artificielle générative s’est imposée comme un outil incontournable dans les routines de recherche des étudiants, bousculant leur façon d’apprendre tout en remodelant aussi profondément leur rapport aux livres, même dans des filières comme les sciences humaines où ils ont longtemps eu une place centrale.
Avec les médias, les universités forment ce que Yarvin appelle “la Cathédrale” ; à savoir “les institutions intellectuelles au cœur de la société moderne, tout comme l’Église était au centre de la société médiévale”, explique-t-il sur son blog. “Les universités sont vues par Yarvin et Land comme des prescriptrices de ces idées d’universalisme et d’égalitarisme, soutenues par la sphère médiatique, qui influencent négativement les élites de l’administration formées dans ces mêmes universités, détaille Arnaud Miranda. Selon lui, la Cathédrale empêche l’État de voir la réalité en face et de prendre les mesures qui s’imposent, à savoir s’extraire de la démocratie dans laquelle les élites progressistes l’ont enfermée, considérée comme un frein à la liberté et à la prospérité.” C’est ainsi que les universités, et à travers elles la science, seraient la cause de tous nos maux, et ce de façon consciente et organisée. “Yarvin avance que ces institutions n’existent pas pour servir l’intérêt général, comme elles le prétendent, mais pour endoctriner et contrôler, perpétuant ce qu’il considère comme une adhésion hypocrite à des principes d’égalité et de représentation qui, en réalité, sapent la liberté”, complète Roger Burrows, professeur à l’école d’études politiques de l’université de Bristol.
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Manifeste pour l’enseignement supérieur et l’éducation nationale
L’inspirothèque de Limites Numériques est une bibliothèque d’idées, d’expérimentations et de projets inspirants pour penser un numérique plus écologique. Ce travail est alimenté au fur et à mesure par notre veille, nos réflexions, vos retours et vos contributions.
La journaliste et chercheuse Sophia Goodfriend qualifie toute cette affaire de « rafle de l’IA » et observe avec perspicacité : « Là où l’IA échoue techniquement, elle tient ses promesses idéologiques ».
Pour reprendre les termes du cybernéticien Stafford Beer, « il est inutile de prétendre que la finalité d’un système est de faire ce qu’il échoue constamment à faire ». « Le but d’un système est ce qu’il fait », disait-il. Et se concentrer principalement sur ce que le système ne peut pas réellement faire (comme le fait le battage médiatique) risque de détourner l’attention de ce qu’il fait réellement.
« L’Art est humain ! »
MANIFESTE POUR LA DÉFENSE DE LA CRÉATION AUTHENTIQUE
(par un développement raisonnable et raisonné de l’IA)